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Sortie n° 4094891, créée le 17 04 2026
Bègles au temps des morutiers
Photo de la sortie
Organisateur
Date de la sortie
Heure de début
Mercredi 06 Mai 2026

Inscriptions & désinscriptions jusqu'à :
L'heure de la sortie
16:30
Descriptif de la sortie

                Visite commentée : "Bègles au temps des morutiers ".

 

Prix : 10 €

Inscriptionhttps://www.visiter-bordeaux.com/fr/voyager-ici-escapades-locales/begles-au-temps-des-morutiers.htm

 

                                            sécheries de morue de Bègles

 

La pêche sur les bancs de Terre-neuve fut pratiquée dès la fin du XVè siècle sur une superficie plus grande que la France.

 

À cette époque là, les Basques étaient de sacrés marins qui écumaient le Golfe de Gascogne pour la pêche. Tant et si bien qu'après avoir exterminé les baleines, la morue vint à manquer. Ils suivirent la migration du poisson et se retrouvèrent au large de Terre-Neuve.

On est au 14e siècle, l'Amérique est inconnue et ils sont à quelques encablures de ses côtes, bien trop absorbés par leur fructueuse activité pour pousser plus loin.

Et les Bordelais dans tout ça ? Hé bien comme d'habitude : le commerce du cabillaud  est lucratif, les négociants bordelais sont là et ne tardent pas à monopoliser les échanges. Au point de la rapatrier petit à à petit dans leur port.

 

La rue de la Rousselle devient la plaque tournante de l'activité morutière. La morue, c'est un peu comme le vin : un entre-soi où la grande bourgeoisie côtoie la noblesse qui se bouche le nez.

La famille Montaigne s'est d'ailleurs enrichie de ce commerce et le petit Michel se coltinera longtemps son surnom de « fils de pêcheurs de harengs. » Petit à petit, les quantités sont telles que le quartier de la Rousselle ne peut plus suffire.

 

À la fin du XVIIIè siècle, la morue était ramenée en France, sans passer par la période de séchage sur les côtés de Terre-neuve.

BÈGLES devient, alors, une place importante, favorisée par son climat permettant le séchage au soleil, et par les palus arrosés par des petits cours d'eau nécessaires au lavage des morues.

 

L'époque change, aussi : on s'accommodait de l'odeur au Moyen-âge et on s'en offusque au 19e.

Bordeaux se fait bourgeoise et délègue déjà ses ennuis en périphérie : Talence et Bacalan accueillent quelques sécheries mais ça ne fonctionnera pas.

En 1843, la première sécherie s'installe à Bègles et c'est le début de l'histoire.

L'endroit est idéal pour cette activité : en bord de Garonne, la ville a de vastes terrains, beaucoup de cours d'eau qui permettent de laver le poisson et surtout, elle est placée sous les vents dominants qui n'amènent pas ces odeurs qui pourraient « gâter le vin ». Pour finir, il y a ici une abondante main d'oeuvre agricole qui n'est pas rebutée par la tâche.

 

 

L'arrivée du chemin de fer, permettait une redistribution de la morue séchée dans l'Europe du Sud. Elle était, en bonne partie, une monnaie d'échange : avec l'Espagne contre des agrumes et des pyrites, avec l'Italie du soufre, avec l'Égypte du coton, avec la Grèce des fruits secs et du tabac, et avec le Portugal des conserves et du vin.

 

Les morutiers, au retour de leur campagne de pêche de six mois au large des côtes canadiennes, déchargeaient leur cargaison dans le port de BORDEAUX, au niveau de l'actuel Miroir d'eau. Elle était, ensuite, embarquée sur des gabares capables de passer sous le Pont de Pierre, pour rejoindre BÈGLES où le poisson était traité.

 

 

                                       

La morue est acheminée, d'abord, au décolleur: c'est lui qui enlève la tête du poisson et l'éviscère, puis c'est le tour de l'habilleur qui ouvre la morue à plat, complète l'évidage et enlève l'arête dorsale. Le foie est disposé dans un bac où il rendra son huile entreposée, par la suite, dans des barils. Vient, ensuite, le saleur qui range la morue entre deux couches de sel ; c'était, souvent, un travail de femme et leurs mains étaient rongées par le sel. Après quelques jours, la morue salée est lavée puis empilée pour égoutter. Lorsqu'elle a rendu son eau, elle est suspendue par les pécheurs. La morue sera sèche après une dizaine de jours.

 

BÈGLES avait, toujours, une odeur de poisson et de salaison, d'où son surnom de " Faubourg des odeurs " à ne pas confondre avec les effluves de la papèterie Cenpa, qui contrairement à son nom ....sentait !

 

On reçoit donc la morue « verte », simplement salée pour être conservée depuis le lieu de pêche et on l'étend sur des pendilles en plein air pour la faire sécher.

Une sécherie, c'est donc ça : une belle maison de maître, celle du propriétaire des lieux, flanquée d'un hangar en bois qui sert aux diverses opérations de manutention et des centaines de mètres de pendilles d'un mètre de haut, séparée d'un espace d'1,3 mètre pour laisser passer l'air.

 

Autour de l'actuelle mairie de Bègles, on ne voit alors que ces rangs de morue qui ressemblent de loin aux rangs de vigne. De près, la réalité n'est pas tendre : les Béglaises ont les mains déformées et rougies par l'humidité et le sel et leur odeur permanente suscite les sarcasmes des communes alentours.

Il y aurait une histoire de l'odeur à écrire à Bègles , qui recevra plus tard une bonne partie des industries un peu puantes de l'aire bordelaise.

 

Cela durera un bon siècle jusqu'à ce que l'activité morutière mette les voiles : dans les années 70, les conflits de zones de pêche, l'apparition des bateaux usines qui font toute la transformation, l'inadaptation du port de Bordeaux sonnent le glas des sécheries. Le dernier morutier bordelais appareille en décembre 1988, les sécheries... lui survivront à peine, du moins pour l'une d'entre elles.

En point d'orgue de la visite, Sar Océan présente un bâtiment moderne jouxtant deux hangars en bois en piteux état. L'entreprise, l'une des principales du secteur en France, descend directement des établissements Boyer, les premiers installés ici en 1843 et elle est la dernière de son espèce à Bègles.

 

Quelques beaux bâtiments, des maisons de maître ou « maison de morue », l'emblématique hangar Sauveroche qui fut un temps le lieu culturel « La Morue Noire », des hangars brinquebalants en bois qui détonnent sur les airs de banlieue coquette que veut se donner la Bègles moderne, voilà tout ce qu'il reste de « la capitale de la morue » qui traita en son temps 70% de la production française.

Les temps sont durs pour la mémoire ouvrière.

 

 

En 2002, le sculpteur bèglais Michel LECOEUR, rend hommage aux ouvriers de la morue avec la " SÉCHEUSE DE MORUE " , statue de six mètres de hauteur tout de fer vêtue, accompagnée par deux marins en cuivre qui la soutiennent. Cette statue trône au centre d'un rond-point, dans une zone d'activité de BÈGLES, non loin de la Garonne. Tous les ans, on continue de fêter la morue.

 

 

 

 

 

                                         

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